Animateurs: Julien Charreau (CRPG) et Aude Gébelin (GeoRessources)

Les objectifs

Les objectifs du Groupe Faille Interlabo de Nancy (GFIN) sont de fédérer et d’animer sur Nancy les recherches portant sur failles au sens large. Ces recherches concernent la cartographie des failles, l’étude de leur géométrie, leur imagerie, leur modélisation anologique et numérique, l’étude de la déformation associée, des fluides y circulant, leur activité et leur sismicité etc

Ce groupe prévoit d’organiser:

(1) 1 à 2 réunions par an autour de tables rondes, séminaires des membres du groupe, discussions etc

(2) 2 à 3 séminaires d’extérieurs à Nancy

(3) des workshops et/ou écoles d’été

-1ère réunion – le 16/05/2024: lors de la première réunion du GFIN les membres du groupe ont chacun fait une courte présentation de leurs travaux de recherches sur les failles (Programme détaillé)

-2ème réunion-24/06/2025:  lors de cette deuxième réunion du GFIN, des tables rondes ont été organisées afin de discuter des intérêts communs potentiels et de développer ensemble des projets de recherche.

               9h30-10h: accueil/café

               10-12h30: « La notion de cycle sismique » 

                11h- Anne Socquet: Imager la subduction et sa dynamique dans les Andes: En quoi la subduction de chaines océaniques contrôle la déformation, la sismicité et les circulations de fluides ?  

                12h30-14h: lunch.

                14h-16h30: « L’imagerie d’un grand système de failles »

                 + présentation par Guillaume Caumon du travail de Fabrice Taty « Interprétation de failles sur des images sismiques »

                 16h30: beers

-3ème réunion-7 et 8/07/2026:  sortie terrain sur la faille de Relanges

-5/11/2024 à 13h au CRPG: Mathieu Soret (ENS Paris) – Etude expérimentale des mécanismes physico-chimiques contrôlant l’évolution des interfaces de plaques du cycle sismique au cycle orogénique (300-800°C).

Résumé: Les déformations le long des interfaces de plaques tectoniques concentrent l’essentiel des transferts de matière et d’énergie intervenant dans le recyclage élémentaire entre les enveloppes internes et externes de la Terre. L’observation des interfaces actives et fossiles indique que cette localisation extrême est régie – du cycle sismique au cycle orogénique – par des transformations physico–chimiques réduisant drastiquement la résistance des roches et favorisant les circulations de fluide dans des roches essentiellement imperméables. Cependant, la nature exacte de ces transformations demeure mal quantifiée. En conséquence, ces dernières ne sont toujours pas intégrées dans les modèles thermo-mécaniques, même les plus sophistiqués, ce qui limite fortement notre capacité à prédire les déformations et les transferts de matière en profondeur.
Mes travaux de recherche ont donc pour objectif de mieux contraindre les mécanismes physico-chimiques contrôlant l’évolution des roches en réaction, depuis les interfaces des minéraux jusqu’à celles des plaques tectoniques et pour des durées allant du cycle sismique au cycle orogénique. Les principales questions posées sont : 1) comment les réactions, via les propriétés thermodynamiques de leurs constituants, contrôlent-elles les déformations sismiques et asismiques profondes ?, et 2) comment les mécanismes de déformation et les champs de contraintes aux limites contrôlent-ils les interactions fluide–roches et les processus réactionnels associés ? 
Pour résoudre ces questions, je m’appuie sur des expériences de déformation à haute pression (2.1 GPa) et haute température (850°C) sur une presse Griggs de nouvelle génération qui révèlent que les déformations opèrent par fluage réactionnel (dissolution-précipitation) à des contraintes bien inférieures à celles prédites dans les modèles thermo-mécaniques actuels. L’accommodation des déformations et des transferts de matière sont favorisés par des circulations de fluide transitoires résultant de mouvements aux joints de grains, de fracturation intense et de réaction de densification. A plus grande échelle, ces nouveaux résultats éclairent les mécanismes cassants et visqueux qui sous-tendent la formation des zones de cisaillement crustales. Ils montrent notamment que l’initiation et le développement des interfaces de plaques sont principalement contrôlés par des changements physico-chimiques transitoires enracinés dans le déséquilibre chimique des roches sous contraintes. 

-24/06/2025 à 11h au CRPG: Anne Socquet: Imager la subduction et sa dynamique dans les Andes: En quoi la subduction de chaines océaniques contrôle la déformation, la sismicité et les circulations de fluides ?  

-1/07/2026 and 2/07/2026: 2nd journées failles – https://journee-faille.sciencesconf.org/

 Les 2ᵉ Journées Failles Actives se tiendront à Nancy les 1ᵉʳ et 2 juillet 2026.

L’objectif de ce colloque est de rassembler, durant deux jours, l’ensemble des scientifiques et professionnels travaillant en France sur les failles (qu’elles soient actives ou non) quelle que soit leur discipline. Sont invité·es : chercheurs et chercheuses, enseignant·es-chercheur·es, étudiant·es, ingénieur·es et personnels techniques impliqués dans l’étude des failles.

Déformation asismiques hors faille (Simon DaoutJulien CharreauJérôme Lavé

Dans les zones tectoniques actives, la succession temporelle des séismes sur les plis sur failles est considérée comme le principal mécanisme de création de la topographie des piémonts de montagne (Fig. 1A). Les marqueurs géomorphologiques abandonnés par ces structures ont enregistré, sur le long terme, le nombre et la magnitude des ruptures passées. Cependant, les déplacements géodésiques de surface mesurés lors des séismes sont parfois difficiles à concilier avec les déformations cumulées de ces marqueurs (e.g.  Daout et al., 2021 ; Fielding et al., 2004 ; Marinière et al., 2020). De plus, la découverte récente de déformations asismiques, se produisant avant ou après les séismes, soulève des questions sur le rôle des déformations asismiques hors failles dans la croissance des plis sur failles (Fig. 1B). À cette fin, des études structurales et géomorphologiques sont menées sur plusieurs plis, pour lesquels des déplacements asismiques ont été mesurés, et des modélisations cinématiques y sont réalisées. Les chantiers d’étude sont situés dans le bassin du Qaidam au nord-est du plateau tibétain, le piémont sud des montagnes du Tianshan, et le bassin du Tajik au Tajikistan. 


LES MEMBRES

Audrey Bonnelye

(GeoRessources)

Sylvain Bourlange

(GeoRessources)

Guillaume Caumon

(GeoRessources)

Lucille Carbillet

(GeoRessources)

Marianne Conin

(GeoRessources)

Simon Daout

(CRPG)

Paul Cupillard

(GeoRessources)

Mary Ford

(CRPG)

Aude Gébelin

(GeoRessources)

Yves Géraud

(GeoRessources)

Gaétan Milesi

(GeoRessources)

Anthonin Richard

(GeoRessources)